A l’occasion de la 6ème réunion du comité de gestion et de coordination du projet Spagyria, une large représentation des sept partenaires participant au projet a profité de l’occasion pour connaître de près les installations des Jardins du Girou et du MEDES, partenaires français de Spagyria, ainsi que pour échanger des expériences et évaluer le suivi de ce projet de coopération transfrontalière, consacré à la culture et au traitement en laboratoire des plantes aromatiques, ainsi que la recherche de procédés innovants utilisant des technologies totalement durables pour le développement des produits cosmétiques naturels.

Tout d’abord, une visite aux Jardins du Girou, situés à Gragnague, près de Toulouse, où les responsables ont accueilli les partenaires, la presse et surtout deux nouveaux collaborateurs du projet, CITA et BINDU 2013. Ensuite, la visite de l’exploitation écologique où la plantation pilote de SPAGYRIA a débuté l’été dernier. Au cours du voyage, des informations ont été données sur les résultats de la plantation de 500 m2, dans laquelle les 7 types de plantes vivaces sont cultivée : 2 thyms, 3 sauges, echinacée et mélisse.

Les représentants des Centres Spéciaux d’Emploi ont échangé des informations sur les différents comportements des plantes dans les différents territoires. Au cours de la visite, le nouveau séchoir qui est en cours d’installation et qui sera bientôt mis en service, ainsi que les nouveaux équipements d’irrigation acquis, inclus dans le projet SPAGYRIA, étaient également connus. Ensuite, la parcelle de 0,5Ha qui abritera la culture extensive des plantes sélectionnées a été visitée.

Les participants se sont ensuite rendus à la mairie de Gragnague pour tenir la réunion technique du projet. Au cours de la réunion, l’action 3 du projet, qui traite des aspects du conditionnement agronomique, a été examinée. Les Centres Spéciaux d’Emploi ont informé les autres partenaires sur différents aspects liés à l’état des cultures pilotes : quelles plantes ont survécu, dans quelles conditions, comment le climat les a affectées, quelles différences il y a eu dans chacun des territoires. Ces essais ont servi à apprendre et à prévenir. Il traitait également des dates prévues pour la plantation en extensif, de la possibilité de planter d’une manière ou d’une autre (simple ou double rang, espacement des plants…), des dates prévues pour la récolte en fonction du climat de chaque zone.

Des informations ont également été fournies sur l’état des séchoirs, les caractéristiques de chacun d’entre eux et les temps de démarrage prévus : Les Jardins du Girou l’installent déjà, Atades Huesca sera terminée à la fin de l’année et celle de la Mairie de Pampelune, qui sera gérée par Elkarkide, fait l’objet d’un appel d’offres, dont la construction devrait commencer en septembre. Entre-temps, toutes les données relatives à la méthode de séchage sont en cours d’enregistrement afin que l’Université de Saragosse dispose de toutes les informations, sachant qu’à l’heure actuelle elle est encore en phase expérimentale. Afin de connaître le comportement des différents séchoirs, le poids vert, le poids sec, l’espèce ou le temps de séchage seront enregistrés. Pour la culture intensive, Elkarkide allouera 0,25 hectare à la mélisse officinale, Atades Huesca 1 hectare au calendula officinalis et à la salvia sclarea et Les Jardins du Girou 0,5 hectares à la salvia officinalis.

 

VISITE MEDES

L’équipe MEDES (Institut de Médecine et Physiologie Spatiales) a accueilli la représentation Spagyria et l’a invitée à visiter et à découvrir les magnifiques installations de ce centre de recherche clinique, situé à Toulouse, où sont menées des études pour préparer les vols spatiaux et leur impact sur l’organisme humain. Ils travaillent avec deux modèles pour étudier les effets de la gravité. Pour cela, il y a des volontaires qui, dans le premier modèle, restent au lit pendant un certain temps avec une inclinaison de 6º et la tête est en bas. Dans le second modèle, ils travaillent en “immersion sèche”. Au cours de ce processus, ils effectuent de nombreux tests médico-scientifiques pour étudier le comportement et les conséquences sur le corps humain.

L’intérêt pour les scientifiques englobe également les effets de l’inactivité physique sur le corps humain, puisque l’inactivité produit des maladies. C’est de plus en plus le cas dans la société. La nourriture est très précise, plutôt que dans l’espace, de sorte qu’ils doivent connaître exactement les besoins énergétiques des astronautes.

Les installations peuvent accueillir jusqu’à 80 personnes, mais ne dépassent pas le nombre de 10 à 12 bénévoles hospitalisés. De nombreux volontaires participent à ces tests, mais peu d’entre eux sont choisis, qui doivent être en bonne santé physique et psychologique pour pouvoir résister au niveau d’exigence de ces tests ; entre autres effets, des déséquilibres cardiovasculaires peuvent survenir et lorsque les volontaires terminent, ils ont des difficultés à faire de l’activité physique.

Après l’intéressante visite au MEDES, la réunion technique du projet a eu lieu, au cours de laquelle les actions correspondant à la gestion et au suivi économique du projet, au développement d’un modèle de recherche et de transfert et à l’innovation pour la transformation, la coordination des actions et les activités de communication ont été traitées.

Avec les membres de SPAGYRIA, la présence de José Abizanda, directeur du BINDU 2013, le laboratoire qui sera en charge du développement du produit cosmétique, doit être soulignée à cette réunion ; tout indique que les plantes qui seront utilisées pour élaborer les crèmes seront le calendula, la mélisse et la sauge sclarea, grâce à leurs propriétés antioxydantes et bénéfiques pour la peau. La CITA, représentée par Julianna Navarro, conseillère pour les travaux agronomiques, a également participé à ce projet.

Enfin, il a été signalé la création d’un comité de scientifiques et d’experts composé de membres des partenaires du projet et d’experts de prestige reconnu, tels que José S. Urieta, professeur émérite à l’Université de Saragosse et membre honoraire de l’Académie des Sciences, ou José Abizanda lui-même, des laboratoires de cosmétique, et Julianna Navarro, agronome au CITA. On s’attend à ce que ce comité augmente le nombre de ses membres au fur et à mesure que le projet progresse et qu’il ait besoin du soutien externe de spécialistes et de conseillers.